Un nouvel étiquetage pour combattre l'obésité !

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Des experts britanniques proposent d’inscrire l’équivalent calorique des aliments en exercice physique sur les emballages. Cette comparaison serait plus utile que les qualités nutritionnelles.

Et si la solution à l’épidémie d’obésité venait du Royaume-Uni et était beaucoup plus simple que ce que l’on pensait. Shirley Cramer, chef exécutive de la Société Royale pour la Santé Publique propose en effet de prendre le problème sous un angle assez originale en inscrivant sur les emballages des aliments l’équivalent en exercice physique. Alors que les 2/3 des habitants du royaume sont en surpoids ou obèses, les professionnels considèrent que la solution pourrait être cet exemple très parlant. Il serait donc écrit par exemple sur un emballage de cookies que 2 cookies équivaudrait à 20 minutes de jogging. Diverses études expliquent depuis longtemps que le choix en boutique pour un produit dure environ 6 secondes, un temps bien trop court pour déchiffrer l’inscription des qualités nutritionnelles présente sur les emballages qui sont souvent trop précises. En effet, de nombreuses études prouvent que les sodas ou la junk food ne sont pas les uniques responsables de l’obésité et certains scientifiques pointent du doigt les plats préparés ou les gâteaux, bien plus courants dans l’alimentation quotidienne et beaucoup moins chers.

Un nouvel étiquetage pour combattre l'obésité !

Pour soutenir son projet, Shirley Cramer s’est entourée des meilleurs experts et nutritionnistes et quelques premiers tests ont déjà été faits. Une étude réalisée par Anthony Viera et Ray Antonelli prouve que ce système fonctionne, notamment auprès des parents qui prennent les décisions pour leurs enfants. L’étude prouvait également que cette nouvelle étiquette encourageait même les clients à commencer une activité physique. Les sondages réalisés conjointement auprès du public sont également très favorables à cette nouvelle schématisation, bien plus claire que celle existante actuellement selon les personnes interrogées. Cependant, tout le monde n’est pas pour cette proposition. Yoni Freedhoff, directeur de l’Institut Médical bariatrique d’Ottawa explique à CBC que cet étiquetage pourrait contribuer à conserver cette fausse idée qui connecte la prise de poids avec l’exercice physique, alors que pour lui, c’est ce qui est contenu dans nos assiettes qui joue un rôle bien plus important. Selon lui, les "calories consommées dépassent largement les calories perdues pendant l’exercice". Une étude récente allait justement dans ce sens en assurant qu’aux Etats-Unis, on préférait faire de l’exercice plutôt que de bien manger.