The Poverty Line : Que peut se payer un pauvre par jour autour du monde

Manger à sa faim n'est pas encore une évidence. Des photographes, économistes et activistes ont monté le projet The Poverty Line afin de montrer ce qu'une personne démunie peut s'offrir en terme de nourriture au quatre coins de notre planète.

Si pour la majorité d'entre nous le fait de manger 3 repas minimum par jour est un droit, une évidence, une nécessité, ce n'est pas encore le cas pour tout le monde. Il y a encore 800 millions de personnes sur terre souffrantes de malnutrition soit 13% de la population. Un chiffre considérable qui donne à réfléchir sur la société de consommation individualiste dans laquelle nous évoluons, et nous construisons. Plusieurs causes sont à la base de ce problème de société, cela peut venir de la situation économique et de développement du pays ou d'une situation personnelle (maladie, basculement dans le mode de vie...). C'est face à ce constat que le projet The Poverty Line a vu le jour. Après avoir visité 24 pays différents, le photographe Stefen Chow et l’économiste Hui-Yi Li ont souhaité dénoncé l'ampleur des dégâts en photos. Ils montrent à travers une série de photos chocs ce qu'une personne pauvre peut manger avec le même équivalent en monnaie dans tel ou tel pays.

The Poverty Line :  Que peut se payer un pauvre par jour autour du monde - photo
The Poverty Line :  Que peut se payer un pauvre par jour autour du monde - photo

Commençons par les pays en développement. Nous notons que l'Afrique ne figure pas parmi The Poverty Line, nous supposons que c'est par rapport au trop fort pourcentage de personnes dans le besoin que le continent n'a pas été pris en compte (un quart de la population souffre de malnutrition). En Inde en revanche, les pauvres se nourrissent de riz blanc, du millet (une sorte de céréale) et des grenades. Au Brésil, avec très peu d'argent vous ne pourrez vous nourrir que de doubeurre (une courge muscadée), des abricots secs et des "snacks fries" (sorte de chips). En Thaïlande, la pauvreté se manifeste encore plus durement car les seules choses disponibles lorsqu'on n'a pas de moyens sont le tofu, les miettes de thons ou des cacahuètes. Passons aux pays développés. En Australie, vous pourrez vous offrir des pancakes, des chips ou des carottes quand en France ce sera des pommes de terre, des oignons et des œufs. Et aux USA, des épis de maïs, des M&M's et des tranches de fromages. Un listing qui remet les choses à leur place...