Scandale aux Etats-Unis : Des étudiants payés pour tester des OGM !

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Un essai clinique où des étudiants sont payés pour tester des bananes génétiquement modifiées fait scandale aux Etats-Unis.

Les chercheurs de l’Université de l’Iowa sont dans l’incompréhension totale après une pétition visant à annuler un essai clinique qu’ils considèrent comme inoffensif. Tout commence en 2014, lorsque Wendy White, une professeur de l’Université, envoie un mail groupé aux élèves de l’université en déclarant chercher 12 étudiantes volontaires pour manger des bananes génétiquement modifiées pendant une durée de 4 jours suivi d’analyses sanguines approfondies. Les cobayes seraient payés 900$ pour l'expérience. Le but de cette étude est de tester l’effet de cette banane qui a été modifiée dans la but de compenser un manque de vitamine A chez le consommateur, à l’image des pommes de terre néerlandaises pouvant pousser avec de l’eau de mer, l’alimentation peut apporter une réponse à de grandes crises humanitaires. Le gène ajouté vient d’une autre variété de ce fruit, et serait par conséquent totalement inoffensif pour l’homme. Enfin, l’objectif final est louable puisque ces bananes pourraient venir en aide aux enfants de certains pays d’Afrique souffrants de graves carences en vitamine A.

Scandale aux Etats-Unis : Des étudiants payés pour tester des OGM !

"En Uganda et dans certains pays africains, les carences en vitamine A sont la cause principale de la mortalité infantile car on les lie à de nombreuses maladies infectieuses". Pour ce premier essai, des activistes environnementaux ont réussi à faire pression au sein de l’Université pour annuler l’essai et dénoncent une fois de plus les dangers des OGM. Un peu moins d’un an plus tard, la chercheuse a retenté l’essai en début de semaine dernière mais une pétition en ligne a déjà rassemblé 57 000 signatures dans le but d’abandonner totalement ces recherches. Les associations accusent notamment l’université "de pousser des étudiants à être les premiers à consommer des aliments dont les effets sont inconnus (…) l’étude n’est pas conduite de façon transparente et les personnes concernées n’ont pu recevoir de réponse satisfaisante à propos des risques". Wendy White dénonce quant à elle une instrumentalisation de l’affaire, rappelant que l’étude est en majeure partie financée par la Fondation Bill et Melinda Gates. Nous saurons dans les prochains jours si l’essai aura quand même lieu.