Pêche en eaux profondes, le point sur la polémique

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Vous avez certainement entendu parler de la BD de Pélélope Bagieu contre le chalutage profond, une technique de pêche qui fait polémique. meltyFood a enquêté et vous éclaire.

Pénélope Bagieu appelle à signer la pétition Bloom contre le chalutage profond à travers une bande dessinée largement partagée sur le web. L’Europe s’apprête à limiter cette pratique, les associations pour la protection de l’environnement veulent son interdiction. Rappelez-vous, on vous parlait d’une réduction des quotas de pêche pour 2014. Bloom c’est une association qui œuvre pour la conservation marine. Avec ses crayons et son talent, Pénélope Bagieu a mis en lumière cette pêche, invisible pour nous terriens, qui consiste à racler le fond des océans avec de grands filets. On relève déjà plus de 260 000 partages sur Facebook tandis que sur Twitter Pénélope se réjouit des 400 000 signatures que compte déjà la pétition Bloom. Avant le dessin, le nombre de signatures était de 27 000. "Il y a eu beaucoup de signatures d’un coup, tant et si bien que le serveur a planté dès le lendemain de la publication" confie Pénélope à 20minutes. L’association espère que ce dessin devenu viral mettra suffisamment de pression pour devenir une priorité dans l’agenda du gouvernement. Ils espèrent également un vote en faveur de ce règlement au Parlement européen le 10 décembre prochain.

Pour ceux qui ne l'on pas encore lu, la rédaction de meltyFood vous conseille de découvrir cette fameuse BD de Pénélope qui clarifie le problème du chalutage profond. Comme le dit la dessinatrice : "Si cette déforestation massive avait lieu à la surface, ce serait MEGA-SPECTACULAIRE. (pour info, ça raserait Paris en un jour et demi, par exemple)." Les arguments sont conséquents et s'accumulent un à un au rythme de ses dessins. Le chalutage en eau profonde nuit gravement à l’environnement et elle n’est même pas rentable. Au final, ce sont les contribuables qui finissent pas financer cette pratique. D’après la revue Nature, les trois entreprises concernées, Scapêche, Euronor et Dhelemmes, auraient touché environ 15 millions d’euros depuis 2004 pour 11 millions de pertes. La France a bataillé pour sauver les emplois liés à cette activité alors qu’ils ne représentent que 1% de la pêche du continent. Les choses sont sur le point de changer mais elles ne sont pas suffisantes. Comme le souligne Le Point, limiter la pratique ne suffit pas car si les coraux peuvent se reconstituer en quelques décennies, cela ne fonctionne pas si la pêche continue. Chez meltyFood on soutient également Fish Fight, contre la surpêche.

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