Obésité : Des amendes pour les parents d'enfants obèses

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Le fléau de l'obésité n'est pas prêt de s'interrompre. Afin de freiner la gangrène, le gouvernement porto-ricain adopte la sanction dans l'espoir de changer les mentalités. Sous couverture de santé populaire, c'est la liberté qui risque de prendre un sacré coup.

L'obésité fait partie intégrante de notre société de consommation. Fléau que l'on ne peut plus éluder, nombreuses sont les actions de communication, gouvernementales et même environnementales entreprises dans le but d'aider à manger mieux. Quand Michelle Obama a, et ce depuis plusieurs années, déclaré la guerre contre l'obésité aux Etats-Unis, nombreux sont les Etats qui s'activent pour limiter ses dégâts. Au Mexique, on pratique la technique de l'âne et de la carotte en proposant aux habitants les transports gratuits contre quelques séances de sport. Professionnels de la santé, stars de cinéma et acteurs politiques, en Europe ou en Asie, ils sont tous mobilisés pour promouvoir un mode alimentaire sain et équilibré. Mais malgré toute cette bonne volonté, les résultats ne suivent pas et pour cause il semblerait que 53% de la population Européenne soit en surpoids, et on ne parle pas des Etats-Unis ou des puissances émergentes comme le Brésil ou la Chine, qui dénombre 1/3 d'obèses. C'est pourquoi le Parlement de Porto Rico a décidé de changer de technique en instaurant des mesures drastiques dans son pays.

Obésité : Des amendes pour les parents d'enfants obèses

Ce vendredi 13 février 2015, le gouvernement a proposé un projet de loi visant à sanctionner les parents d'enfants victimes d'obésité, maladie encore mal évaluée. Ce texte consisterait à donner une amende allant de 400€ à 700 € -tout de même- si le poids de leur progéniture ne se rétablirait pas dans les 6 mois de la première sonnette d'alarme. Ne serait-ce pas un tantinet excessif comme mesure ? Bien que l'île dénombre à ce jour plus de 30% d'enfants obèses, serait suffisant pour justifier l’investissement financier sur les réformes de santé quand 45% d'entre eux vivent encore sous le seuil de pauvreté? Le gouvernement appelle également à la délation en imposant aux enseignants de dénoncer les parents négligents quant à l'hygiène de leurs enfants. A la rédac, on s'inquiète de voir arriver de telles pratiques, frôlant le politiquement incorrectes. La liberté et la responsabilité des parents s'arrête quand la santé d'un enfant est mise en danger, mais l’oppression, et d'autant plus si elle est financière, n'a rétabli l'ordre de façon pérenne. Que pensez-vous de cette nouvelle mesure?

Source : The Guardian