Nouvelles étiquettes alimentaires  : Utiles ou pas ?

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L'union Européenne veut obliger les industriels du secteur alimentaire à être plus clairs en matière d'affichage des composés de leurs produits. Composition en acides gras saturés, présence d'allergène, possibilité de congeler... Ils doivent faire preuve de plus de transparence.

Avec son règlement relatif à l'information sur les denrées alimentaires, l'Union Européenne souhaite encadrer les mentions et les valeurs nutritionnelles des produits alimentaires. Remplacer "sodium" par sel, "graisse végétale" par huile de palme pour plus de clarté pour les consommateurs. Cette nouvelle réglementation entrant en vigueur progressivement d'ici 2016 impose un affichage généralisé des acides gras saturés, sel et sucre. Pour être bien compris du consommateur chaque valeur sera exprimée pour 100 grammes ou 100 millilitres et on parlera de "matières grasses". Tout est fait pour améliorer la compréhension des consommateurs en matière de nutrition. Ils doivent être conscients de ce qu'ils mangent. Une mesure utile permettant enfin de se retrouver dans la jungle nutritionnelle des supermarchés. Engagée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, l'Europe veut également supprimer l'étiquette "à consommer de préférence avant".

Nouvelles étiquettes alimentaires  : Utiles ou pas ?

Bruxelles va t-elle aussi s'attaquer aux fast food comme aux États-Unis et contraindre les enseignes à afficher les calories ? Rien n'est encore prévu, mais certains voient dans ce règlement une occasion ratée. Camille Helmer, responsable des affaires réglementaires à l'Ania, l'association des industriels du secteur confie à AFP "Il y a un véritable travail qui garantit une lisibilité renforcée et de vrais progrès, comme la mise en évidence des allergènes. Beaucoup de propositions de la commission ont été conservées et adaptées aux attentes et aux enjeux de l'industrie. On peut être critique, mais c'est un compromis. Un juste milieu entre les exigences et des institutions et les attentes de l'industrie." Certains regrettent le manque d'utilité du règlement, de n'y voir aucune information sur l'origine des produits ou de devoir tourner encore les paquets pour lire les informations. On peut quand même saluer les mesures prises par l'Union Européenne après trois années de négociations avec l'industrie agroalimentaire.