Manger sain donnerait plus faim !

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Une nouvelle étude révèle que notre perception des aliments dits "sains" nous pousse à manger plus et pourrait ainsi mener à l’obésité. On vous explique ce phénomène assez ironique.

Si l’on peut se sentir plus léger que jamais après avoir mangé une petite salade, il est souvent difficile de se relever après un burger, une portion de frites et un demi litre de soda. Une étude américaine publiée dans le Journal of the Association for Consumer Research nous révèle pourtant que manger plus "sainement" peut aussi mener à l’obésité. Pour bien comprendre le principe de cette étude, il faut comprendre que les scientifiques parlent ici de perception de la nourriture, de ce qui "serait sain pour notre corps", du moins pour les étudiants qui ont participé à cette expérimentation. Tout comme les produits issus du commerce équitables nous semblent meilleurs, les chercheurs ont ici imaginé une expérience en trois parties pour comprendre comment notre cerveau réagissait devant un plat "sain". Tout d’abord, les 50 cobayes ont évalués leur "niveau de faim" et les différences entre les aliments sains et bourratifs selon eux.

Manger sain donnerait plus faim !

72 participants ont ensuite eu la liberté de commander la nourriture de leur choix qu’ils ont mangé devant un film. Cependant, les scientifiques ont précisé à certaines personnes que ce qu’ils avaient choisis était "trop gras", "bourratif", ou à l’inverse "très bon pour la santé" ou encore "peu calorique". Le plat correspondait rarement à la description faite par l’équipe de chercheurs qui comprenait plusieurs nutritionnistes. Le résultat est sans équivoque : lorsqu’une personne pense manger un plat "sain", il est persuadé qu’il ne sera pas suffisant comparé à sa faim, ce qui le pousse à manger plus. Ce phénomène assez mesquin s’applique également au quotidien : "ces résultats laissent entendre que la prolifération d’étiquettes visant à identifier les aliments sains pourrait ironiquement contribuer à l’épidémie d’obésité plutôt qu’à la freiner" affirme l’étude. Si nous connaissions le pouvoir de la perception comme le type de couverts utilisés qui agit sur la dégustation ou qu'il faut se méfier de certains plats dits "sains", notre cerveau semble plus que jamais nous jouer bien des tours !