Manger gras, une histoire d'hormones ?

Ecrit par

L'envie de manger gras n'est pas toujours dictée par notre estomac. Une étude vient de démontrer l'importance du rôle des hormones dans l'envie de grignoter des mets gras

Manger gras, c'est parfois le meilleur moyen de lutter contre une gueule de bois, ou de soigner ses peines de cœur en réconfortant son estomac. Si ce lien vous parait un peu réducteur, il s'avère qu'une toute nouvelle étude américaine vient de démontrer comment les hormones conditionnent nos envies de gras. Après vous avoir parlé de la cause à effet entre les troubles du comportement alimentaires et le fait de manger gras, voici qu'une nouvelle étude s'attaque à l'envie de nourriture riche en matières grasses. En effet, des chercheurs du New Jersey ont montré que les organismes en déficit de l'hormone GLP-1 seraient plus demandeurs d'aliments gras, et donc plus exposés au surpoids. Il semble que cette hormone régulerait la régulation de la prise des aliments par l'organisme. Après avoir exécuté plusieurs tests sur des souris, le constat est formel : l'hormone GLP-1 exprime au cerveau les besoins caloriques du corps.

Manger gras, une histoire d'hormones ?

Si le taux de cette hormone est élevée, les individus n'auront pas envie de manger et encore moins de matières grasses. Cette découverte permettrait, par la suite, de lutter contre l'obésité mais aussi l'alcoolisme ou la toxicomanie estiment les chercheurs. En effet, maintenant que le "plaisir de manger" a été compris scientifiquement parlant, un traitement pourrait désormais être créé afin d'endiguer le problème. D'ailleurs, il semble qu'un médicament reproduisant l'action du GLP-1 serait déjà en vente pour lutter contre l’obésité, mais il causerait de sérieux problèmes tels que la pancréatite ou des problèmes de vésicules biliaires.