Les oeufs de poules élevés en plein air, le nouveau combat de l'agro-alimentaire

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L’industrie agro-alimentaire se convertit petit à petit aux œufs élevés en plein air. Bientôt la fin des poules élevées en batterie ?

Aux Etats-Unis, Taco Bell a annoncé le 16 novembre dernier que la chaîne de fast-food n’utiliserait plus d’œufs industriels d’ici la fin de l’année 2016. Un pas en avant sur cette question saluée par toutes les associations qui défendent le bien-être animal. Cependant, Taco Bell fait partie des dernières chaînes à faire cette annonce, en suivant l’exemple des très grands McDonald’s, Starbucks ou encore Dunkin' Donuts. En France, les choses avancent aussi. C’est la marque Saint Michel qui lance actuellement une campagne de publicité intitulé We love poule pour annoncer ce changement. Un effort considérable pour une entreprise qui base exclusivement sa production sur les œufs. L'industriel annonce fièrement dans un communiqué devenir "le premier biscuitier industriel français à fabriquer 100% de ses gâteaux avec des œufs de poules élevées en plein air".

Les oeufs de poules élevés en plein air, le nouveau combat de l'agro-alimentaire

Historiquement, c’est bien Monoprix qui avait marqué les esprits en 2013 en annonçant ne plus vendre d’œufs de batterie suite à une campagne des militants de l'association l214 Ethique & Animaux. Le supermarché avait poussé le concept jusqu’à lancer avec Cocorette une gamme d’œufs bio et locavores. Si cet effort est bien entendu à saluer en Europe, les raisons de ce changement sont bien plus graves aux Etats-Unis. L’industrie agro-alimentaire serait sur le point d’abandonner complètement le principe des poules élevées en cage. Si l’argument de vente des poules ou des œufs élevés en batterie est le prix particulièrement bas, la santé prime avant tout et les risques sanitaires aux Etats-Unis sont grands. La pénurie d’œufs qui a touché le pays en mai dernier a poussé l’industrie à importer des œufs d’Europe. La raison : la grippe aviaire ! Si cette maladie n’est qu’un mauvais souvenir en France, l’épidémie n’a jamais été décimée en Amérique du Nord, en grande partie à cause de l’insalubrité qui demeure dans les élevages en batterie. L’industrialisation semble avoir ses limites et le public américain, en grande demande de produits plus naturels et sains, ne s’en plaindra pas !