Les français se méfient de ce qu'ils mangent

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Un français sur deux estime ne plus savoir ce qu'il mange. Une nouvelle étude met en valeur la perte de confiance des consommateurs et leur intérêt grandissant pour les produits locaux. La rédaction de meltyFood vous en dit plus.

Bienvenue à la ferme et Ipsos ont mené une étude afin de discerner le rapport entre les français et la consommation locale. L'heure est visiblement à la défiance alimentaire. Les crises alimentaires suscitent l'inquiétude chez les français, un français sur deux estime ne plus savoir ce qu'il mange. De ce fait leurs attentes évoluent, ils portent plus attention à l'origine et au lieu de fabrication des produits. Les produits locaux sont pour eux une solution à ces nouvelles préoccupations. En se tournant vers le "producteur du coin", ils sont plus rassurés sur l'origine et la composition des produits. Cette étude réalisée en janvier 2014 a été faite auprès de 1008 citoyens de l'hexagone âgés de 18 ans ou plus. L'enquête sur les bienfaits pour la santé de l'alimentation bio pourrait également les intéresser. Ainsi 47% des français pensent qu'il est difficile de se procurer des produits sur lesquels ils se sentent entièrement rassurés. A l'inverse deux français sur 10 ont rarement ou jamais ce sentiment.

Les français se méfient de ce qu'ils mangent

Enfin près de huit français sur dix affirment chercher plus qu'il y a 5 ans à connaître l'origine d'un produit alimentaire avant de l'acheter. La provenance et la proximité géographique sont des arguments qui les rassurent. L'étude constate également une augmentation d'achat de produits locaux, d'ailleurs, 59% des consommateurs de ces produits comptent en acheter plus dans les 6 prochains mois. C'est l'apparition des "consom'acteurs", des français qui achètent des produits locaux et qui sont persuadés que cela profite à l'économie locale. C'est aussi un moyen de se rapprocher de la nature et des choses essentielles, des intérêts qui touchent 81% des français. Ils déclarent qu'ils achèteraient plus d'aliments près de chez eux s'il y avait davantage de points de vente disponibles et si les prix étaient plus accessibles. Pourquoi alors ne pas installer des champs sur les toits comme aux Etats-Unis ?