Les fontaines à soda interdites par l'Assemblée

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Les boissons sucrées ne sont pas épargnées par le projet de loi Santé. Les députés de l'Assemblée nationale ont décidé, dans la nuit du 1er au 2 avril 2015, d'interdire les fontaines à soda, payantes ou non, en libre-service.

Après les sites pro-ana, c'est au tour des boissons sucrées d'être dans le viseur des pouvoirs publics français. Toujours dans le cadre du projet de loi Santé, l'Assemblée nationale a décidé d'interdire les fontaines à soda dans la nuit du 1er au 2 avril 2015. Pour les députés du parti UDI à l'origine de l'amendement, la mise à disposition de boissons riches en sucres ajoutés et en édulcorants "contribue au développement et au maintien d'une appétence pour la saveur sucrée", donc à encourager le développement de l'obésité. C'est pourquoi cette nouvelle mesure va s'appliquer sur les fontaines en libre service, qu'elles soient payantes ou non, "en tous lieux ouverts au public ou recevant du public" précise le député UDI Arnaud Richard. En revanche, il va falloir attendre la publication de l'arrêté ministériel pour connaître précisément la liste des catégories de boissons concernées.

Les fontaines à soda interdites par l'Assemblée

Cette nouvelle interdiction intervient peu de temps après que le programme national nutrition santé (PNNS) ait fixé comme objectif de réduire d'au moins 25 % le nombre d'enfants consommant plus d'un demi-verre de boissons sucrées par jour. Comme vous le rappelle meltyFood, même avec toutes les recommandations des nutritionnistes, les parent ont encore du mal à évaluer les facteurs favorisant l'obésité, les conduisant à sous-estimer l'état de santé de leurs progénitures. C'est pourquoi les boissons sucrées font l'objet de cet amendement. Trop riches en sucres ajoutés, elles favorisent la prise de poids alors qu'elles n'apportent aucun bénéfice nutritionnel. En résumé, "l'eau est la seule boisson indispensable", proclament les élus centristes. Quant à Marisol Touraine, la ministre de la santé, et le rapporteur du projet de loi Olivier Véran, ils se sont tous les deux montrés favorables à cette mesure.