Les Doggy Bag, la nouvelle obligation des restaurants

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Très courant dans les pays anglo-saxons, le doggy bag dérange encore dans l'Hexagone. Pourtant, les restaurants seront obligés de l'introduire dès le 1er janvier 2016 afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Zoom sur des différences culturelles

Le doggy bag est une petite boîte permettant d'emporter les restes de repas que vous n'avez pas fini. Cette invention va bientôt envahir nos restaurants. Cette décision se situe dans le cadre de la loi "biodéchets", qui oblige progressivement les gros producteurs à trier et à limiter leurs déchets depuis janvier 2012 et fait partie d'une longue liste de propositions de lutte contre le gaspillage alimentaire. Selon la Commission européenne, 14% des déchets produits chaque année proviennent des restaurants, en raison notamment de l'absence de choix des portions et l'absence de doggy bag. L'objectif premier est de réduire ce gaspillage de 50% d'ici à 2025. Cependant, malgré l'utilité de cette résolution, les français sont assez réticents à son apparition. Bien que le tri et le gaspillage soient l'affaire de tous, le doggy bag n'est pas apprécié pour des raisons culturelles. Ancré dans les moeurs de la plupart des pays anglo-saxons, il provoque une certaine gêne en France, notamment à cause de son nom.

Les Doggy Bag, la nouvelle obligation des restaurants

La présence du nom "dog" (chien), gêne un tantinet les fervents admirateurs de la langue de molière. De plus, étant donné que les restaurants ne proposent pas clairement ce service, le client ose rarement le réclamer. Paradoxalement, selon un sondage réalisé par Direction régionale de l'Alimentation, de l'agriculture et de forêt de Rhônes-Alpes, 75% des français se diraient prêts à utiliser le doggy bag. D'ailleurs, sa commercialisation a été officiellement lancée. Le 7 avril dernier, la société TakeAway, proposant des boîtes cartonnées micro-ondables et des sacs pour bouteilles de vin, a signé un accord avec l'organisation patronale Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie). Selon les créateurs de la start-up, ce partenariat va permettre de fournir quelques 40.000 restaurants et 10.000 hôtels affiliés à l'Umih avant la mise en place de la loi. D'après vous, cette mesure s'avérera-t-elle efficace ?

Source : lesechos.fr