Le label "fait maison" vers une simplification ?

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Annoncé mardi dernier à l'AFP, la secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat prévoit, sous la forme d'un nouveau décret, un renforcement et une simplification du label "fait maison".

Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les restaurateurs ? Suite à une réunion de concertation avec la filière de la restauration, Carole Delga, secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat, a annoncé mardi 7 avril 2015 à l'AFP une modification des conditions d'application du label "fait maison". Sous la forme d'un décret prévu d'ici la fin du mois, l'objectif est de mettre en avant les plats cuits sur place tout en tenant compte des attentes des consommateurs en matière de transparence en cuisine. Parmi les changements en ligne de mire, sont considérés comme "faits maison" les plats élaborés à partir de "produits crus" et non plus de "produits bruts". Vous ne voyez pas la nuance ? Et pourtant, en changeant ces termes, cela évite que des petits malins fassent de la cuisine d'assemblage. Certains, en effet, utilisent des produits industriels pré-cuits, comme les surgelés, dans leurs assiettes censées être homemade. Déjà qu'il n'est pas obligatoire, l'actualisation du label "fait maison" va peut-être être bénéfique pour les restaurants proposant réellement des plats cuits sur place. Par ailleurs, toujours selon les propos de Carole Delga, d'autres mentions doivent également être simplifiées.

Le label "fait maison" vers une simplification ?

À titre d'exemple, meltyFood vous cite les changements suivants : la sortie de la pâte feuilletée de la liste des exceptions, l'utilisation du logo officiel du label à la place de la mention "les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts", l'interdiction d'utiliser uniquement des exceptions dans un plat labellisé (comme les charcuteries) ou encore l'absence de traitement particulier des pommes de terre pour qu'elles bénéficient de la mention . Vous vous demandez sûrement pourquoi elles vont être appliquées ? La réponse est simple : entrée en vigueur le 13 juillet 2014, la première version du label "fait maison" a vivement été critiqué par les restaurateurs mais aussi des consommateurs et pour cause. Même la secrétaire d'Etat a admis qu'elle était "un peu trop complexe dans la rédaction" et qu'elle "ne suscitait pas la confiance du fait de toutes les exceptions qui étaient listées". Ainsi, cette révision doit pouvoir garantir un meilleur gage de qualité tout en récompensant les restaurateurs proposant une cuisine authentique.