Le gras, pourquoi on adore ça ?

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Manger trop gras est mauvais pour la santé, on le sait depuis longtemps. Surtout quand on connaît l'escalade vicieuses qu'engendre le fait de mal se nourrir. Mais pourquoi en est-on toujours aussi fan ?

Le gras appelle le gras. C’est en tout cas le résultat d’une étude scientifique américaine qui vient de démontrer que manger en grande quantité des aliments riches en graisses peut entrainer un dérèglement des signaux de satiété dans le cerveau. Ainsi, cela peut également entrainer une envie irrépressible d’en manger encore plus même si l’on n’a plus faim et que le corps n’en a pas besoin. Ce sont ces facteurs qui sont en partie responsables de l’obésité comme l’affirme le Dr Kevin Niswender : "Nous avons défini le pourquoi et le comment de l'obésité 'hédoniste' (alimentation constituée d’aliments plaisir) et avons trouvé que le fait de perturber un certain type de signaux du cerveau pouvait entraîner une suralimentation, surtout de produits riches en graisses". On vous en parlait déjà il y a quelques temps, manger gras entraine également l’apparition de troubles alimentaires.

Le gras, pourquoi on adore ça ?

Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont observé les signaux d’insuline dans le cerveau et ont effectué des tests sur des souris de laboratoire comme l’explique le docteur Aurelio Galli : "Nous avons toujours été frappés de voir combien les animaux, et même les personnes, pouvaient surconsommer des aliments savoureux très gras, même s'ils étaient techniquement repus". Techniquement, même si le corps n’a plus faim, on sera toujours tenté de se resservir des aliments gras alors qu’on ne le ferait pas forcement avec des aliments sains comme des légumes. Les chercheurs préconisent donc de limiter les aliments gras dans l’alimentation pour contrôler, bien sur, la prise de poids, mais également pour habituer le cerveau à la notion de plaisir occasionnel, sans que cela ne devienne une habitude. Pour pallier à l’obésité, des fast food américains s’orientent même peu à peu vers des menus sans gras…

Source : Le Parisien