La meilleure boulangerie saison 2 : Patrice Monchaussé, interview du gagnant

Patrice Monchaussé a remporté le concours de La meilleure boulangerie de France. meltyFood s’est entretenu avec lui au sujet de son expérience et de son métier.

Face à François et Michel, c’est l’équipe formée par Johnny et Patrice qui a remporté la saison 2 de La meilleure boulangerie de France vendredi dernier. Propriétaire de deux boulangeries en Île-de-France avec son épouse, Patrice Monchaussé est un patron qui transmet son métier et pour qui l’artisanat est primordial.

La meilleure boulangerie saison 2 : Patrice Monchaussé, interview du gagnant

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez su que vous étiez sélectionné ?

J’étais surpris car c’est la clientèle qui vous inscrit. J’avais déjà été sélectionné pour la précédente saison mais avec ma deuxième boulangerie à Coulommiers.

Comment se sont passées la finale et la rencontre avec les autres finalistes régionaux ?

Avec les autres boulangers, on parle le même langage. C’est une belle aventure humaine. Il y a eu de beaux échanges et du fair-play. Je n’ai pas beaucoup discuté avec ceux qui ont été les premiers éliminés mais à la fin, c’était différent. Pendant la finale, j’ai gardé la tête baissée, il ne faut pas regarder ce que font les autres. On reste ouverts. L’enjeu n’est pas tel au point d’en oublier l’essentiel.

On sent qu’il y a une réelle complicité avec Johnny, expliquez-nous cette relation avec lui et avec le reste de votre équipe ?

Avec Johnny, tout est axé sur la communication, la joie et la bonne humeur. On travaille ensemble depuis 10 ans. Je lui ai appris le métier de boulanger et de pâtissier. Je me suis calé à son caractère. Je suis toujours à l’écoute de mon équipe. Au travail, on fait nos pauses ensemble autour d’un café et d’un croissant. Il y a 19 personnes dans qui travaillent suer mes deux boulangeries. J’essaie de lever la barrière patron-employé. On a un esprit d’équipe basé sur la communication.

Pensez-vous que la transmission soit importante dans le milieu de la boulangerie ?

C’est primordial. Il faut assurer la pérennité de notre beau métier et la transmission de nos entreprises. Pour transmettre, il faut être deux et volontaire. Je forme six à sept jeunes par an.

Parlez-nous des produits de votre boulangerie ?

Il faut des produits simples et abordables. Les clients en prennent et en reprennent. Il faut les surprendre. En ce qui concerne les produits, les noix viennent du Périgord et la pâte d’amande est Allemande. Je me rends à Rungis toutes les semaines. Le pain au Brie est réalisé avec des produits locaux. Les ouvriers n’ont pas de cutter dans la poche pour ouvrir des cartons. Je suis incapable de proposer de l’industriel. On n’a pas le droit de tricher avec les clients bien qu’il n’y ai pas assez de transparence. Je mise sur l’artisanat. C’est très important. Que pensez-vous de ce gagnant?