La kétamine contre les TCA et la dépression ?

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Des scientifiques américains ont non seulement prouvé le lien existant entre les TCA et la dépression mais ils ont aussi trouvé un possible nouveau traitement : la kétamine.

Nous le savions déjà depuis quelques mois : manger gras favoriserait la dépression. Mais le phénomène exact qui se déroule au niveau neuronal restait très mystérieux pour la science. Une équipe de scientifiques de l’Université de Yale et le groupe pharmaceutique Eli Lilly and Company ont ainsi prouvé que les Troubles Compulsifs Alimentaires (TCA), et notamment la boulimie et une alimentation trop riche seraient étroitement liés à la dépression et à l’anxiété. Heureusement, la même étude s’est penchée sur un nouveau traitement qui semblait prometteur mais très risqué : la kétamine. Cette molécule, principalement utilisée comme une drogue récréative et surnommée "Special K", inverserait les symptômes évoqués plus tôt chez des rats nourri avec une alimentation très grasse qui avaient développés un type de dépression sévère et montraient des signes de dommages synaptiques.

La kétamine contre les TCA et la dépression ?

Ce nouveau traitement semble non seulement très efficace, ce qui n’est pas toujours le cas pour les anti-dépresseurs actuellement sur le marché, mais réduirait le risque d’effets secondaires trop courants et particulièrement difficiles à vivre aujourd’hui. De plus, il semblerait qu’une dose minime de kétamine soit nécessaire, les effets de cette drogue seraient donc imperceptibles. Ce nouveau médicament pourrait également venir en aide aux personnes atteintes de diabète de type 2, particulièrement à risque pour le développement de la dépression. Cependant, de nombreux essais doivent encore être accomplis pour étudier l’effet exact de ce médicament mais aussi afin d’étudier le dosage précis requis avant de se lancer dans des essais cliniques sur des patients humains. En attendant, les patients doivent donc s’appuyer sur les traitements déjà existants et manger le plus sainement possible puisqu’il semblerait que les légumes ou les noix parviendraient déjà à éviter la dépression.