Food Tax pour les produits trop gras

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Dans un rapport publié mardi 24 mars, l’Organisation Mondiale de la Santé préconise une taxe sur les aliments mauvais pour la santé afin d'améliorer l’alimentation de la population. Selon certains experts, il s’agirait d’un des moyens les plus efficaces pour diminuer la consommation de produits gras, sucré ou salés. Pour manger gras, il faut donc mettre la main au portefeuille.

Après avoir dénoncé les pesticides, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) entend bien faire la guerre aux produits gras et sucrés en partie responsables de l’augmentation de l’obésité à travers le monde. Dans son dernier rapport publié le mardi 24 mars, elle préconise une taxe sur les aliments mauvais pour la santé afin d’améliorer l’alimentation de la population. Chez meltyFood on trouve l’idée pertinente même si ça implique qu'il faudra bientôt mettre la main au porte-monnaie pour s’offrir une barre chocolatée ou un paquet de bonbons. Pourquoi ne pas taxer avant tout les industriels, à la place des consommateurs ? Selon certains experts en santé publique, il s’agirait d’un des moyens les plus efficaces pour diminuer la consommation de produits gras, sucrés ou salés. Pour en venir à de telles affirmations, l’OMS s’est appuyée sur des exemples à travers le monde : la Finlande a ainsi mis en place en 1926 une taxe sur les produits qu’elle considérait comme mauvais pour la santé comme les bonbons et les glaces. Cette taxe lui aurait rapporté près de 250 millions d’euros en 2014 et a permis de diminuer significativement la consommation de ces aliments.

Food Tax pour les produits trop gras

L’OMS s’attache régulièrement à prendre des mesures et à publier des recommandations pour enrayer l’épidémie d’obésité, une maladie qui reste encore mal évaluée. Imposer un impôt sur les aliments qui favoriseraient le surpoids et l’obésité en raison de la grande valeur calorique et la quantité de sucre et de graisses parait être un bon moyen de faiblir leur consommation. Mais même si en théorie ça parait une mesure idyllique, en pratique ça ne l’est pas forcément. Le Danemark avait mis en place une telle taxe en 2011 qui s’est révélée être un vrai fiasco pour l’économie mais en plus elle n’a pas permis d’enrayer la consommation de confiseries et de sodas. En France, une taxe sur les boissons sucrées et édulcorées a été mise en place en 2012 rapportant 300 millions d’euros à l’Etat chaque année mais qui n’a pas vraiment réussi à faire baisser leur consommation. A contrario, l’OMS encourage les subventions en faveur des aliments juge bons pour la santé. Encore à l’état de projet et simple recommandation, une taxe sur les aliments gras et sucrés oppose les intérêts triangulaires de l’Etats soucieux de la santé de la population, les industriels toujours frileux à être taxés et les consommateurs faisant attention à leur budget.

Source : L'OMS souhaite une food tax sur certains aliments