Junk Food version art contemporain

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Quand la junk food rencontre l'art cela donne des natures mortes inédites et humoristiques. C'est l'idée folle de Rebecca Rutten, une artiste plasticienne allemande qui a souhaité mêler style de vie contemporain et esprit renaissance pour donner une vision décalée de la junk food.

Passionnée par les peintures de la renaissance et la culture contemporaine, Rebecca Rutten a souhaité concilier ces deux attraits dans une œuvre unique. L'artiste parvient à intégrer la junk food dans des photographies inspirées de la Renaissance. Le résultat donne une vision décalée et inédite de ce style de nourriture. Pour réaliser ce travail impressionnant, la photographe s'est intéressée de plus près aux peintures de l'époque avant de se rendre compte qu'elles représentaient le plus souvent les classes populaires et leurs habitudes alimentaires. Pour l'occasion, Rebecca a demandé à des amis tatoués ou percés de poser pour elle en essayant de recréer des clichés de travailleurs, de gitans ou de prostituées comme chez Caravage. Les photos sont aussi belles que dramatiques et livrent un certain portrait de la société actuelle, dans laquelle les classes moyennes n'ont pas toujours accès à une alimentation équilibrée, devant se tourner vers la junk food. Tout aussi original que l'oeuvre d'Alan Sailer explosant la nourriture, les clichés de Rebecca Rutten ne laissent personne indifférent.

Junk Food version art contemporain - photo
Junk Food version art contemporain - photo

Voyage à travers les époques tout commel'oeuvre sur les repas du monde à travers le temps et les pays, Rebecca livre des clichés engagés et décalés. Elle confie sur son site internet " A la Renaissance, les peintres italiens et hollandais s'inspiraient des classes pauvres et moyennes. La culture du fast food représente ces deux classes sociales aux Etats-Unis aujourd'hui. Manger sain coûte cher. Cependant on peut acheter de grandes quantités de fast food dans un fast food pour un prix relativement bas." Résultat la pizza se fait tailler le portrait aux côtés d'un bel Apollon, la glace retrouve ses lettres de noblesse en posant avec une déesse et les donuts se prennent pour des natures mortes. Le résultat de 5 photographies suscite l'intérêt et donne matière à réfléchir.