Farines animales : Feu vert controversé de l’Europe pour l’aquaculture

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Les farines animales avaient été interdites en Europe après la crise de la vache folle en 1997. La Commission européenne vient d’accepter leur réutilisation pour nourrir les poissons à partir du 1er juin prochain.

Alors que le scandale de la viande chevaline bat son plein, les experts sanitaires européens viennent d’annoncer que les farines de porc et de volaille seront de nouveau utilisées pour nourrir les poissons d’élevage. Interrogé sur France info, le ministre délégué français chargé de l'agroalimentaire a reconnu que « cela tombe mal » et a appelé les professionnels du secteur à plus de « responsabilité ». Guillaume Garot rappelle de plus que « la France s’était prononcée contre cette disposition européenne » et que le terme autorisation ne sous-entendait en aucun cas obligation. Selon la Commission, le recours aux protéines animales « améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces protéines animales pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare ».

Les farines animales avaient été interdites dans toute l’UE en 1997 à la suite de la « crise de la vache folle ». Les risques de transmission ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) entre animaux ruminants seraient négligeables dans la mesure où il n’y a pas de recyclage entre espèces. La prochaine étape envisagée par Bruxelles serait de ré autoriser, vers 2014, les farines animales de porc et de volailles pour ces mêmes animaux. Le cannibalisme intra-espèce étant interdit, la volaille ne pourra pas être nourrie avec de la farine de volaille, mais seulement de porc, et réciproquement. Entre soulagement économique pour les professionnels et incompréhension du coté des associations de consommateurs, la nouvelle divise les avis. Si manger du poisson ne vous rassure pas, mangez de la viande, vos muscles vont diront merci ! qu'en pensez-vous ?

Farines animales : Feu vert controversé de l’Europe pour l’aquaculture
Source : Le point, les Echos,