Édulcorants : pas d'effets sur le poids ?

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Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), les édulcorants intenses comme la stévia, le sucralose ou l'aspartame n'ont aucun intérêt nutritionnel démontré.

Même si la stévia est devenu le nouvel édulcorant préféré des sodas comme la nouvelle boisson Coca-cola Life, il n'en demeure pas moins que ses effets et son intérêt nutritionnel reste encore à prouver. Tout comme les autres édulcorants dits "intenses" tels que le sucralose ou l'aspartame, aucune étude ne vient démontrer leur utilité et bénéfices sur le contrôle du poids. Mais qu'est ce qu'un édulcorant intense ? Ce sont des additifs obtenus par synthèse chimique ou d'extraits de végétaux, couramment utilisés par l'industrie agroalimentaire pour leur pouvoir sucrant et en substitution au sucre. Leur consommation a très fortement augmenté ces dernières années, ils sont souvent utilisées à tort pour perdre du poids. C'est ce que rappelle l'Anses dans son avis en reconnaissant que "l'utilisation de tels édulcorants entraîne dans la plupart des cas un moindre apport énergétique à court terme du fait de leur faible apport calorique mais les données disponibles portent sur des durées insuffisantes pour garantir le maintien de cet effet à long terme."

Édulcorants : pas d'effets sur le poids ?

L'Anses ajoute dans son avis qu'il n'existe aucun bénéfice nutritionnel pour prévenir l'apparition du diabète de type 2. Il en est de même pour les patients diabétiques qui espèrent contrôler leur glycémie en ingurgitant de l'aspartame ou des extraits de stévia. Même si les édulcorants sont une bonne alternative au sucre, ils ne permettent ni de perdre du poids à long terme ni de prévenir le diabète de type 2. Le seul avantage des édulcorants intenses c'est de permettre de limiter les calories. L'agence recommande de ne pas substituer l'eau à des boissons édulcorées. Cependant rien n'est dit sur les dangers du stévia, de l'aspartame ou de l'acésulfame K sur la santé pourtant objet de débats. Mais d'autres recherches sont nécessaires selon l'agence sanitaire afin d'évaluer les risques potentiels de développement de cancer ou d'accouchement prématuré après la consommation de tels édulcorants.