Chocolat, pizza, frites : De vrais drogues ?

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Les pizzas, le chocolat et les frites : de véritables drogues ? C'est la conclusion d'une étude réalisée par des chercheurs de l'université du Michigan et de la faculté de médecine de l'hôpital Mount Sinai (New York). Une première enquête mettant en lumière les dangers des aliments transformés sur notre comportement alimentaire.

Si, vous aussi, vous ne pouvez pas vous empêcher de finir une tablette de chocolat, c'est normal. Selon une étude menée par l'université du Michigan et la faculté de médecine de l'hôpital Mount Sinai (New York), certains aliments peuvent entraîner une dépendance au même titre qu'une drogue. Parmi les plus addictifs, on retrouve en haut du palmarès le chocolat, la pizza et les frites. Comment expliquer cela ? Les produits transformés, auxquels on ajoute des graisses et des sucres raffinés, actionnent des réponses biologiques et comportementales dues au fort plaisir artificiel qu'ils procurent. Résultat : plusieurs personnes deviennent véritablement accros aux aliments gras, sucrés ou salés. Eh oui, la junk food cause des dommages à vie. Pour Nicole Avena, co-auteur de l’étude, c'est "un premier pas dans l’identification d’aliments spécifiques et de leurs propriétés qui peuvent susciter des comportements d’addiction. Cela pourrait changer notre manière de traiter l’obésité. Il ne s’agirait plus de se priver de certains aliments mais d’adopter des méthodes utilisées pour se désintoxiquer du tabac, de l’alcool ou de la drogue".

Chocolat, pizza, frites : De vrais drogues ?

C'est une des premières études mettant au grand jour la réalité de la dépendance alimentaire. Auparavant, des recherches menées sur des animaux ont déjà prouvé les effets néfastes des aliments transformés sur le cerveau. Pour cette enquête-ci, 504 participants se sont prêtés à l'expérience. Divisés en deux groupes, chacun a dû définir son comportement alimentaire face à une liste de trente-cinq aliments. Sans surprise les chips, les chocolats ou encore les glaces arrivent en tête. Le riz complet, le saumon et les concombres, en revanche, représentent un risque de dépendance quasi faible. Parmi les cobayes, ceux présentant les symptômes d'une addiction alimentaire ou un indice de masse corporelle élevé sont plus sensibles à l'aspect "récompense" des aliments transformés. "Si les propriétés de certains aliments sont associées à une consommation compulsive pour certaines personnes, cela pourrait modifier nos règles nutritionnelles et les initiatives publiques concernant le marketing de ces aliments auprès des enfants" en conclut Erica Schulte, principale auteure de l'étude.