Le fugu, poisson devenant mortel à la moindre erreur de préparation, pourra désormais être cuisiné sans licence.
Dans la préfecture de Tokyo, la loi imposant aux établissements l'obtention d'une licence pour pouvoir cuisiner le fugu est en passe d'être révisée. A partir du mois d'octobre, même les restaurants ne possédant pas le document pourront accommoder le poisson mortel, dont le foie contient de la tétrodotoxine, substance hautement toxique dont 1 mg suffit pour déclencher la mort et à laquelle il n'existe pas d'antidote. En dépit de ce léger inconvénient, le fugu, souvent préparé en sashimi, est un aliment très couru. Sa texture, la sensation d'engourdissement qu'il provoque sur la langue et la tradition très forte à laquelle il appartient en font une référence. Il faut tout de même deux ans de pratique avant de savoir le préparer sans percer les poches de poison et infecter la chair. Les autorités japonaises, après avoir autorisé Burger King à quintupler les doses de bacon dans les burgers, semblent déterminées à diviser par deux la population nippone d'ici 2014.
Décidément, les poissons sont des denrées qui donnent lieu à tous les excès. Récemment un riche Chinois a déboursé 29.000 euros pour consommer un poisson réputé pour la saveur de sa vessie. Le dernier incident mortel lié à un fugu mal préparé s'est déroulé en 2011, dans un restaurant japonais pourtant crédité de 2 étoiles au guide Michelin. La révision de la loi s'explique par le fait que de nombreux tokyoïtes se procuraient du fugu dans des préfectures moins regardantes. Le nouveau texte autorisera mais surtout permettra de contrôler la consommation du poisson. Que pensez-vous de cette décision ?


















