Le sprint final pour devenir la Cité de la gastronomie est engagé entre les cinq villes participantes. Lyon, Beaune…qui aura le privilège d'héberger ce lieu mettant à l'honneur la cuisine française ?
Nous vous en parlions déjà il y a quelques mois, à l'heure où le bonheur est dans l'assiette, la France décide de construire sa cité de la gastronomie. La question est : où ? En lice, cinq villes candidates ont été conviées à présenter leurs différents projets au ministère de la Culture hier. Dans les starting-blocks : Lyon rappel qu'elle a 15 restaurants étoilés à son actif, Beaune préfère mettre ses Hospices et vins en avant pendant que Tours défend sa biennale européenne du goût et le rendez-vous du mouvement Slow Food à Paris Reste Dijon, sa tradition gastronomique, ses centres de formation en agriculture et agroalimentaire. Et la capitale, où le maire de Chevilly- Larue veut s'appuyer sur le rayonnement de "Paris, capitale mondiale de la gastronomie, et Rungis, premier marché mondial de l'agroalimentaire et des produits frais", pour le projet Paris-Rungis.
Quand les burgers gagnent de plus en plus du terrain culinaire, il est question de valoriser le patrimoine culinaire français. Au-delà de la semaine du goût ou de l'inscription du repas gastronomique français au patrimoine immatériel de l'Unesco, la cité de la gastronomie "permettra d’affirmer notre ambition fédératrice autour d’un élément essentiel de l’identité culturelle de notre pays" déclaré Pierre Sanner, directeur de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA). Innovante et conviviale, elle se voudra lieu de culture et de découvertes, centre de formation et pôle de développement économique et touristique. Reste à patienter, la décision finale, prise en accord avec le gouvernement, sera rendue avant la fin de l'année.







